mardi 25 novembre 2014

"Droit de réponse des anciens..."

Message de Fredéric FORENTINO (Membre actif du G.A.S.O. et de "l'équipe Siphon" lors de la première dans la salle d'Orgnac Zéro il y à 28 ans sans lesquels nous ne nous serions jamais lancé dans ce projet un peu fou... ils nous ont devancé dans l'épreuve et dans l'aventure humaine)

Chers amis du G.A.S.O.I.L, c'est un ANCIEN qui voudrait faire une mise au point sur les "déconvenues" de la désob. des salles rouges.

En effet, ce n'est pas sans vous rappeler que les moyens n'étaient pas du tout les mêmes : pas d'ascenseur, pas de CO2mètre (nous on disait que les cheminées étaient des plafonds, mais nous n'avions que nos casques à carbure et un quarts de 500W) pas de scurion pour se rendre compte des volumes....La seule boisson énergisante était le rouge d'Orgnac.

Alors en effet, ce mélange de fatigue, de CO2 et de boisson énergisante nous a fait prématurément perdre la mémoire. Mais malheureusement, la cause principale est notre "grand âge". En effet, c'était il y a 25 ans.

Alors juste pour faire râler les nouveaux, c'est bien le GASO qui a fait la première ! En tout cas, bravo pour tout ce boulot, grâce à vous maintenant on sait...
Fred Fiorentino

lundi 24 novembre 2014

CR Sortie des 22 et 23-11-2014: Weekend Pompage Numéro 4

Participants : Stéphane Guiard, Pierre Gérault, Stéphane Tocino, Mickael Leroy, Marco, Alexis, Guinguenaud, Erik VDB, Luc Galéa, Michel Wienin, Patricia Batesti, Vincent Alauzen, Philipe Monteil, Gaël Episse, Louis Berger, Julien Mondon, Kevin Soncourt, Jérome La Taupe, Mathieu Berger, Nicolas Legrand, Lionel Rias, Dodor, Jean Pierre Giangiordano, Raphael Bénini, Alain, Abel Dumoulin, +compagne,
Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Louis Berger, Jean Claude Leroy, Daniel Saussine.
De Passage: Séverine Mizéra + Fabrice, Audrey, Christelle Benini, Myriam VDM.




Ce weekend prévoyait d'étre chargé...et c"est bien ce qui s"est passé.
Déjà les recrutements pour l'operation fourmi ont suscité des mails et des appels et c'est super car nous avons enregistrés 19 participants. Nous pensions limiter le nombre de participants mais au final c'est tellement sympa pour nous de pouvoir partager le projet, et compte tenu des pertes en ligne a cause des conditions, c'était adéquat.

Les fourmis en pause (photos: Steph Guillard)

Pour le premier tour, nous avions tenté d’être carré coté responsabilité et rôles de chacun, en effet, il était important de pouvoir profiter au maximum de cette main d'œuvre complémentaire au maximum quand elle serait là. Pas de souci donc sur cette mise en place, les sceaux se sont enchainés, des fourmi on même plongés tête première dans le courrant d'air froid et la boue du siphon pour remplir les sceaux.
Nous avons rempli 1 big bag et demi et le passage était fait... en quelques heures.  Bon c'est vite dit

.

Disons que Raph quand il est arrivé et qu'il a mis en sécurité l'étayage a pu passer en poussant un peu dans l'étroiture d'argile liquide qui se refermait derrière lui. Il a commencé par faire passer le kit de survie avec de la nourriture, la ligne téléphonique.
Il a eu le temps de faire son petit tour de la salle POST siphon pendant que les sceaux s’évacuaient et nous a juste dit "pu...n. ah ouhai c est plus que grand...

Petit à petit les équipiers sont passé pour faire leur visite et jeter un œil pendant que des solutions étaient improvisées pour que la sortie du siphon soit "cosy".



Avant notre passage tous les membres de l’équipe depuis au moins 1 ans on rêvé, fantasmé la technique, le moyen, la solution qu'il allait falloir mettre en œuvre pour empêcher au siphon de se remplir de nouveau, le fantasme, pérenniser l accès avec une voute sèche...
  • Peut-être allait on baisser le point de déversement
  • ou dévier le flux d eau
  • ou empêcher la pluie de tomber du plafond
  • ou creuser une tranchée
  • ou mettre une vidange automatique...
Bref la nature a toujours raison et la réalité remet les choses en place. Compte tenu de la configuration presque aucune de ces solutions n'est viable ou faisable...

Mais bon le fantasme nous a fait rêver et maintenant nous réfléchissons encore a des solutions, mais en connaissance de cause et c'est beaucoup plus compliqué...

A la sortie du siphon, une margelle a été construite, une bande de 1m de géotextile à été déroulé sur la montée et fixée au sol avec des agrafes, deux tronçons d’échelle rigide ont été posés pour éviter de tasser le talus et de le faire descendre a chaque pas.

Dans les premiers à entrer étaient aussi présent les journalistes du Dauphiné... ils sont en veine...juste au mon moment Séverine qui nous suit et nous fait de beaux articles nous a promis de de venir avec un photographe cette fois ci. Quand ils arrivent, tout est prêt et il n'ont plus qu'a passer. Quelle première sortie spéléo pour le photographe Fabrice, je crois qu'il s'en souviendra longtemps.
Un peu pressé de ressortir après avoir tiré quelques cliché post siphon, il laisse sa botte dans l'argile mais qu'a cela ne tienne l'essentiel est de sortir il la laisse donc derrière lui. Raph creuse un peu et la récupere, bon en voila un qui ne rentrera pas pied nu c'est déjà ça.

Derrière dans la nouvelle salle c'est l'euphorie mais un peu au ralenti. On parle en faisant des phrases courte, le mélange de l'adrénaline avec la fatique et la présence de CO2 nous ralenti.
Une petite larme à l’œil pour certains d'avoir atteins cet objectifs sans savoir quel sera le suivant, une autre explo... ailleurs ou la suite de celle-ci.

Les cheminées sont imposantes et semblent prometteuses, le courant d'air est bien présent, nous ventilons l'air comprimé de l'échappement de la pompe uniquement dans la salle post siphon histoire d'améliorer les conditions.

Nous faisons tous notre petit tour, tentons de sortir en laissant le chantier propre, en peaufinant les installations et surtout sans rien oublier (des connections ici des connections la, tout doit étre pres en cas ou les pompes se feraient submerger pour que nous puissions reprendre la main.. Nous laissons les pompes travailler seules.

Ce samedi soir tout le monde est bien d'accord, nous avons bien mérité de dormir, nous annulons les équipes de nuit et quand nous sommes tous ensemble CHAMPAGNE.... il ne nous faut pas grand chose pour rire, les yeux petillent déja de bonheur pour tout le monde. (En plus tout le monde aura le droit de dormir et ca c est royal ! ! !)



Nous profitons des restes de la "saucisse party" de l'après midi puis tout le monde est bien travaillé par ces escalades....
Demain une seule mission... Les escalades, seulement voila... elles sont belles et vont s'avérer coriaces, il nous faut des pointures...
Petit à petit des noms circulent des SMS des coups de fils à droite ou a gauche permette de figer un binome, deux, puis trois puis... super nous rassemblons 7 grimpeurs.disponibles.
Mathieux, Jérome, Stéphane, Luc, LIonel, Mickael, Abel seront au RV demain...

Mes excuses écrites à celui que j'ai joint par SMS et avec lesquel on a échangé à 4h du matin sur des problème techniques des escalades... ca fait partie des aspects un peu débiles de la spéléo ca aussi je pense.

La soirée ne fut pas bien tardive, vers 22h30 les feux ses sont éteints plein de rêves pour le lendemain.

Le dimanche matin, mise en branle du chantier des 9h, et les premiers binomes arrivent, on ne respire pas tres bien, l'installation du mat d escalade de 12 metres sur un bequet rocheux pour la premiere cheminée du parapluie prend du temps mais les premiers gougeons sont plantés et c est parti... la journée sera longue très longue pour tous les grimpeurs.
Au siphon le niveau est maintenu bas, et les equipes se relayent.
En fin de journée les deux chantiers ont atteind 35 metres ce qui est une belle performance... mais ca monte ca monte encore et encore.
Dans la chemnée des nuages Abel a fait un choix technique a la fin de prendre une branche plutot que l'autre ous verrons si cela paye... a suivre...

Déjà on prévoie le prochain weekend...

En fin d’après midi notre topoteur et notre photographe favoris tentens de venir œuvrer mais un trop grand coup de barre en cours de route et ils remontent, mince, Raph et Stéphane prennent la mission en charge et ressortent avec des croquis et des données brutes sur un distoX... Erik pourra s'amuser dans la semaine. Le résultat est mieux qu'espéré, Pendant la semaine Erik à croisé les temoignages et les info complémentaires, et nous avons une topo d'excellente qualité...nous arrivons sans mal a positionner en surface les cheminées.


Petite Vidéo du Dauphiné Libéré montrant bievement la nouvelle "salle des sapins" a 2"15' ICI

Compte rendu des Fourmis du CESAME: ICI Voir au 22 Novembre

Compte rendu de nos amis du SCV de Villeurbanne: ICI

Compte rendu de nos amis du SCC de Chablis: ICI - Voir au 22 Novembre






Allez pour le plaisir et pour faire râler les anciens dont la mémoire a parfois été selective:
Quelques unes de nos "déconvenues" par rapport aux récits des anciens...
  • ils disaint la salle est grande... (Elle n'est pas grande, elle est TRES grande)
  • ils disaient, le plafond est très haut (il n'arrivaient pas à en eclairer le haut avec un projecteur 500watt, nous on a dit les cheminées font au mini 80 metres comme une scurion avec ses 90 metres de portée n'arrivait pas en haut...

  • Ils parlaient d'un plafond, nous parlons de deux cheminées monstrueuses.

  • Ils parlaient d'une cascades venant du plafond... ça c'est sur il pleut littéralement  dans la salle...

  • Ils parlaient d'une salle non il y en a deux cote à cote...
Ils disaient que derrière ca remonte en pente douce... nuance, il faut gravir une coline d'argile de 15 metres a 45 degrés

samedi 22 novembre 2014

BIG MERCI les Fourmis

Participants: Alexis Guiguenaud, Arnaud Dillies, Alexis Vernede, Christophe Pernot, Fréderic Gueroux,  Joel Ughetto, Joseph Gien, Fabien Etay, Lou Garnier, Luc galea, Sulivan, Wilfried Kruger, Simon Demeure, Silvain Yart, Quentin Berthiaud, Nicolas Richardeau, Nicolas Boisard, Philippe Monteil., Mattéo Bénini, Marie Yart, Maceo, Samuel Monteil
Les fourmis sont restées entre 3h 40 et 7h 25, soit un total de près de 80 heures !

 


Les fourmis, qui sont ils, qui sont elles, des "spéléosympa" tout simplement qui ont eu vent de notre projet par le bouche à oreille, par des participants aux weekend précédents et surtout des gens qui ont accepté de venir nous donner un énorme coup de main sans contrepartie...

Toute l'équipe GASOIL pompage souhaite véritablement les remercier car ils se sont engagés pour 4-5 heures dans un chantier relativement peu confortable avec des conditions de travail dignes de l'autre bout de la planète.
Et pour seule satisfaction potentielle que celle de pouvoir profiter de la "saucisse partie" que nous a offert le Grand Site de l'Aven d'Orgnac toute l'après-midi.

En effet, nous les avons conviés a porter des seaux de gravillons...bon en 15 minutes ils se sont rendu compte que c’était plus de l'argile liquide dans les seaux mais pas un n'a bronché.
Leur mission était de se poster sur une trajectoire montante, de faire la chaine, de sourire. On leur avait même promis qu'il n'auraient probablement pas accès à la suite qu'ils allaient nous aider à ouvrir pour faciliter la gestion des personnes.
On a pas été très sympa mais en tout cas ils ont joués le jeux, et ils ont vraiment assuré.

Petit message très spécial donc sur ce blog pour leur dire notre gratitude car sans eux nous n'aurions pas ouvert la salle des sapins ce weekend.
Leur bonne humeur la propreté de leur combi a apporté de la fraicheur, leurs encouragement et leur main d’œuvre on grandement participé a ce projet a un moment crucial.
Nous sommes vraiment content de pouvoir les nommer ci dessus car on leur doit une fière chandelle.

Et pour ceux qui ont eu le physique qui a tenu le choc et qui on résisté jusqu’à plus tard c est chouette. Nous espérons qu'ils ont apprécié l’ambiance du projet et nous avons été ravi de pouvoir la partager avec eux
Certains ont pris froid aux cheveux car la malchance les avait postés juste à coté du silencieux de détente d'air et du coup il était comme près d'un frigo ouvert... ils ont donnés de leur personne...

Bref un seul mot mais écrit en lettres capitale MERCI.

Et surtout si vous avez envie de revenir faites nous signe, on est toujours preneur de bonne volontés pour nous aider.

Yesssss

Vous aurez sûrement un joli roman la prochaine fois mais pour vous mettre dans la confidence... passez le message...
ON EST PASSÉS à 14h10
Ouvrez une bouteille à notre santé...
Nous on savoure la victoire...


Ci-joint des croquis d'explo basique mais corrects
La topo a été faite et elle est en cours de mise au propre
Samedi soir 7 grimpeurs ont été répondu présent a notre appel et ont travaillés arrache pied toute la journée de dimanche  dans des conditions difficiles.
Ils ont attaqués la "cheminée du parapluie" et la "cheminée du brouillard" (appellations temporaires) grâce a un mat d escalade qui a pu les aider a débuter leur ascension a 12 mètres de haut.
Les hauteurs des deux cheminées sont estimées a 80 mètres sur 8 à 10 mètres de diamètre.
Les deux escalades ont atteint environ 35 mètres de haut et elles doivent se poursuivre, car on ne voit toujours pas leur sommet qui cache peut être un réseau supérieur.
Le petit terminus extrême au niveau du sol de la galerie est trop exigu et les conditions d'accès post siphon ne permettent pas d'envisager un chantier de désobstruction à ce jour.

Croquis d'Explo Coupe Orgnac Zéro (Julien SCV)

Croquis d'Explo Plan Orgnac Zéro (Julien SCV)


vendredi 21 novembre 2014

CR Sortie du 21-11-2014: Ouverture du point bas

Participants : Raph Benini, Pierre Gérault, Stéphane Tocino, Erik VdB.

Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard.

Le weekend dernier nous avons atteind le point bas du siphon. En vidangeant toute l'eau nous avions la visibilité sur un plafond remontant s'ouvrant dans la salle après 3 mètres; seulement voila...

Au point bas du siphon se trouve une espèce de verrou qui forme une étroiture triangulaire qui nous obligerait à creuser encore 80 cm si nous voulons avoir un passage a 4 pattes confortable.

Pas questions de s’allonger une fois de plus dans l'argile... non ce n'est pas tout a fait ça l'argument.

A vrai dire, hors de question de s engager derrière une étroiture avec la possibilité qu'un tas d'argile fluide nous surprenne et que ce fameux verrou ne nous bloque notre retraite. Par conséquent nous sommes venu aujourd’hui pour préparer le chantier de demain et éliminer les blocs de rocher qui nous font obstacle.

Malgré un RV a 10h30 nous sommes entrés sous terre vers midi et en sortiront vers 17h00 un peu sec de cette opération a 4.

Stéphane voyant nos voiture nous a rejoint et a pu se rendre compte de l'avancée du chantier sur cet automne et le vent vif de face lui chatouille aussi l'imagination quand sa lampe éclaire une salle toute noire derrière le passage bas...

Mission accomplie, nous avons maintenant un couloir de 80cm de large et de 1m de haut, il n'y a plus qu'a attendre demain que les "fourmis" nous donnent un coup de main salutaire...vite...vite... on a hâte...

mardi 18 novembre 2014

Appel a volontaire "Opération Fourmi"

Ce résumé n'est pas disponible. Veuillez cliquer ici pour afficher l'article.

Veste-tige art-quai-eau-lot-geek !

Avé vous tous,

J'ai retrouvé dans une poche de ma combi ce magnifique bijou recueilli par l'un d'entre nous  (Pierre) en plein mitan du mélange argilo-caillouteux qui occupe le point bas du siphon.



C'est une bague d'enfant (diamètre intérieur  proche de 1,7 cm) en chlorure de polystroumpfilylène que je rapporterai pour le musée d'Orgnac (!)  le ouiquinde prochain.

Le motif représente de façon très simplifiée un lion hiératique passant (i.e. en train de marcher) à droite (allant vers la droite).

Armoiries fantaisistes difficiles à identifier : la quasi-totalité des lions héraldiques, en particulier les lions britanniques (Angleterre ou Ecosse), de Flandre, Belgique, Schwarzbourg (Thuringe) ou de Finlande, ou ceux de Lyon ou de Bernay (Eure) et même celui de Peugeot sont passant ou rampant à gauche, celui de Pologne est bien à droite mais il a une queue double !

Morphologiquement, le plus proche est le lion des Plantagenêt en raison de la double courbure de la queue.

Origine proposée pour le vestige : Hong-Kong.
Datation : Cocacolien supérieur.

Cet objet a sans doute été perdu par une petite fille dans la partie visitée de la grotte et en trainé dans les bas fonds où nous l’avons recueilli lors de la crue de 2002.

Vetus Reptator

lundi 17 novembre 2014

CR Sortie du 17-11-2014: Passage éclair

Participants: Stéphane Tocino, Fred Fiorentino
 
Mission éclair pour Fred et Steph qui vont voir dans la journée ou en sont les pompes, et si tout fonctionne comme prévu. Super pour l'instant tout marche...

Ils ressortent en plus avec le Perfo de Pierre qui n'aurait pas du tout aimé passer la semaine sous terre... merci les Gars...

dimanche 16 novembre 2014

CR Sortie des 15 et 16-11-2014: Weekend Pompage Numéro 3

Participants sous terre : Raph Benini, Patricia Batesti, Pierre Gérault, Quentin Berthiaud, Mickaël Leroy, Jean Louis Galéra, Silvain Hart, Marie Hart, Julien Mondon, Kevin Soncourt, Guido Goossens, Michel Wienin, Erick VdB, Jeff Brun, Gael Episse, Vincent Alauzen, Marc Bodin, Séverine Mizéra, Marilou, Hugo.
Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Daniel Saussine.
De Passage: Joel Ughetto, Patricia Guillermin, Ellaïs Gérault, Myriam VDM, Chrystelle Bénini, Philippe Coste, Sandrine et la soeur de Marilou Coste, Jean-Marie Chaivet, Mickaël Leroy, Robin Furestier, Louis Berger.

(photo: Michel Wienin)

Vous étes impatients d'en savoir plus et nous on a des courbatures dans chaque nouveau muscle qu'on a découvert ce weekend.

Quoi de neuf... et bien la moitié d'entre nous a rêvé d'un bon bain chaud la nuit dernière... d'autres ont fait un cauchemard... ils se sont imaginé en néoprène dans un environnement d'argile liquide où un courant d'air les frigorifie et où le bruit de tam-tam de la Geisha ou du Canari les empêchait de parler... mais ce n'était qu un cauchemard... la réalité est bien plus belle...

Vous voulez savoir où nous en sommes...

Samedi réveil a 3h du matin avec des pluies qui se sont arrétées a 7h du matin GASP...
(Tien on irait bien pomper ce weekend... fo être un peu barré quand même...)

Pierre descend seul pour mettre le téléphone et passer la VM. Elle est allimentée par un flux gros comme le poings et c'est pas gagné.Pendant que la pompe est mise en place, quelques barrage en amont sont consolidés jusqu'à ce que Quentin le retrouve. Comme ca ils se sont tourné les pouces a deux... enfin pas tout a fait...
Passage de la voûte-mouillante vers 13h00 environ et ca a été plus long que prévu, mais on a l'habitude c'est comme tout sur ce chantier... chaque jour son imprévu. Vers 12h environ les infiltrations se sont calmées.
Arrivent peu a peu une équipes d'Alès puis du SCV et ils nous aident a sortir quelque seaux d'argile liquide de la VM pour la rendre plus confortable.Pleins de bonnes volontés pour plonger dans l'argile et en sortir des seaux histoire d'agrandir un peu le passage...

Nous voila donc dans cette salle de pompage que nous avons déja fréquentées certains long weekend de février... c'est bien rangé mais alors il faut reprendre le rythme, juste le temps de se démêler dans tous les spaghetti de câble et de tuyaux qui trainent partout... et retrouver les reflexes vis a vis des tuyaux... lequel est l air lequel est l'eau, incompréhension entre le fond et la surface et on recoit de l'eau dans l'arrivée d'air rien de bien grave,
Début du pompage environ 2h après, la pompe de forage amorce son travail et petit a petit encore du renfort, puis la Geisha se met en marche et prend le relais. Oups on serre un raccord pompier et vole... la tricoise, dommage dans l'argile liquide... on la retrouvera 5 heures plus tard heureusement quelle idée de les faire en métal...    ça coule...
Guido aide la Geisha a pomper puis tout d'un coup Oups... euh.. Il n y a plus de crépine FLUTE... c'est très gênant on ne l'avait pas vérifiée, on la retrouvera 2h après, et heureusement qu'on en avait une de rechange.


Marilou et Hugo des jeunes du club de Vallon passent dans l'après midi et prennent en charge le suivi de la Voute Mouillante, nickel... ils en profitent pour se faire quelques soins à l'argile.
Séverine notre fidèle journaliste fait son petit tour pour voir ou nous en sommes, tout l'intéresse, on en fera peut être bientôt un membre du club...

A 22h00 le siphon était désamorcé et vide, l'étayage a super bien tenu et on a eu presque que de l'eau a pomper. La détente de l'air comprimé de la pompe qui turbine dans l'eau claire a bien joué son rôle de frigo... brrr. Qu'est ce qu'on se caille dans la salle du pompage...

Dans la salle hors sac, les dormeurs se relayent aussi, au ronflements... pas pu dormir a cause de l'adrénaline... Quoi de plus "spléléo" que se réveiller a 3h du matin pour enfiler sa néoprène toute froide et se diriger vers un ascenseur pour aller patauger dans la boue... je vous garantie qu'on aime bien aussi notre duvet douillet mais la, cette suite qui se laisse désirer derrière ce siphon est plus que motivante...

La voute désamorcée nous laisse voir deux joli Verrou triangulaires qui nous obligent a nous alonger au fond du pont bas pour 'admirer le tallus de 80 cm d'épaisseur de graviers à sortir.
En bas pas mal d'énergie a sortir des seaux de gravillons qui sont tous joli tout blancs...
Ca devient tres concret... le plafond remonte, on a une visibilité sur 3 metres environ et surtout... un courrant d'air chargé en CO2 qui nous arrive de face et qui augure d'un sacré volume derriere...

Le siphon est alimenté par derrière et l'eau qui ruisselle avec bruit de cascade rend extremement fluide le talus d'argile, les 30 cm de revanche donnent envie de passer mais il suffit de tirer une poignée de cailloux pour en voir 50 litres dégringoler... ca s'annonce long très long...
Nous pensions passer dans la nuit mais trop de graviers à sortir. (Voir Opération Fourmi)

La vue finale sur cette ouverture vers la salle suivante nous rend encore plus vaillant, il faut dire que pour aller laisser couler de l'eau dans son cou allongé dans 10 cm de glaise liquide à 5h du matin il en faut de la vailance ou alors on peut appeler ca de la spéléite aigue peut étre...
La sortie du siphon est un petit couloir de 80 de large avec plafond remontant  rempli de cailloutis fluide.  Pas osé passer car trop instable. L'etayage est renfocé, on sort des seaux, mais Brrrrr qu'est on ce caille Raph sort en claquant des dents et passe 45 minutes devant le projecteur 500w a tenter de se réchauffer...
Pierre fait la meme 1h30 après lui il passe 1h a essayer de se réchauffer... un mot a la bouche... "du du du su su su sucre, Mi Mi Michel du sucre..."

Nous n'avons pas de difficultés à pomper le volume d'eau qui arrive, l'air comprimé aide bien à améliorer nos conditions de travail.

Le Dimanche Marc s'attaque à l'escalade dans la salle du siphon, il pose 3 points en haut du mat et puis fin de chantier pour tout le monde. Reste 4 mètres à grimper et ça semble s'ouvrir au dessus... Grrr on est impatient on va essayer de la finir dans la semaine. (Au final elle sera terminée par Stéphane T et Mick le samedi suivant)

Le chantier est fermé avec une pompe de forage dans le siphon, une dans la VM en espérant que tout marche pour garder le niveau bas...

Que de la bonne humeur dans des conditions plutôt...(sans commentaires)

Des volontaires venant de partout qu'on connait ou pas, on fait des rencontre c'est chouette.
A bientôt le weekend prochain


ça pompe... (photo: G. Episse)
le siphon presque desamorcé (photo M. Wienin)
toujours plus bas... (photo: G. Episse)
le bas du siphon qui se désamorce (photo: G. Episse)





vendredi 14 novembre 2014

Injection du colorant

Ca y est ! La campagne 2014-2015 a démarré.
Cet après-midi, étaient présent aux Salles Rouges de l'aven Orgnac: Pierre, Erik, Myriam, Papi, Hervé, Joël et Sonia.
Stéphane est venu nous briefer des nouveautés et nous a laissé les clés de la boutique, donc à peine une heure plus tard, nous sommes descendu pour le portage des matos.

(photo: E. VdBroeck)
échantillon & mesure de l'eau claire (photo: Hervé Chapuis)

Après le branchement électrique, Pierre et Erik ont pompé une bonne partie de la voûte mouillante car il fallait de l'eau pour l'injection du colorant.
Joël et Hervé voulaient melanger la potion magique, mais suite à un malentendu, il n'y avait pas le malaxeur pour la machine...

le super-malaxeur (photos: Sonia Jolivet) 

On s'est bien débrouillé avec un piquet de tord férail diamètre 10 et un isolateur: ça joue parfaitement le tour pour melanger 10 kilos de rhodamine dans une solution acétique. Ensuite, nous avons envoyé cinq bons mètre cube de flotte et tout est devenu rose en-dessous de nos pieds.

l'équipe anti-contamination (photo: Joël Jolivet)

Heureusement, Sonia et Myriam avaient prévu une zone de décontamination en dépliant la bâche de 6x6m sur laquelle on pouvait tout poser.

l'injection historique (photo: Sonia Jolivet)

Après l'injection: le nettoyage, puis tout a été emballé dans deux bidons étanches afin d'éviter tout contact avec les Salle Rouges (ce serait pas drôle de devoir les rebaptiser en Salles Roses...).


 avant - pendant - après (photo: Hervé Chapuis)

Entretemps, Papi est remonté pour décharger un tas de matos pour l'installation demain matin première heure.

Voilà, à 16 heures la première injection de colorant à partir d'Orgnac était un fait accompli. Avec la saturation actuelle de la nappe, cela ne prendra pas trop de temps avant de sortir quelque part (et nous en avons déjà une petite idée...***)

A demain !!

*** quant au traçage: nous avons obtenu l'autorisation du Grand Site d'effectuer un traçage souterrain à partir du refoulement de ce qu'on pompe, afin de mieux définir l'actif sous le plateau du Bois de Ronze. Des capteurs en charbon actif sont en place dans les sources à la Cèze et l'Ardèche, afin de confirmer les résultats obtenus par le traçage à partir du G.A.F.F. (réseau du G.A.S.O.I.L.)


source: vigiCrues


mercredi 12 novembre 2014

A vos marques, Pret, POMPEZ...

« Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »

MAIS ENCORE

« Je pompe, donc je suis. Et réciproquement, je suis, donc je pompe. »

EN TOUT CAS NOUS RETOURNONS AU FRONT A -125m POUR 2 WEEKENDS LES 15-16 ET 22-23 NOVEMBRE.

Pensez a nous et ne videz pas votre piscine ce weekend s'il vous plait...



lundi 10 novembre 2014

CR Sortie du 06-11-2014: Mise en place du Chantier

Participants : Erik VDB, Patricia Batesti, Stéphane Guillard, Vincent Gerber, Laurence Remacle, Jean-Marie Chauvet, Alain Papillard, Pierre Gérault.

De Passage : Fred Fiorentino, Myriam Van der Meirsch.


Super, plein de motivés et surtout une bonne ambiance au RV ce jeudi après-midi. Pierre en prend pour son grade pour son manque d'anticipation de d'organisation et on rigole bien.

Petit bilan du matériel a descendre, bah finalement pas tant de choses que ça... quelques tuyaux, du cable électrique, le tableau de chantier et des raccords, voilà...

Quelques aller-retour dans la galerie pour certains qui reprennent contact avec les salles rouges

En quelques heures, objectif accompli, la ligne électrique est opérationnelle jusqu'à la voûte-mouillante. La première pompe électrique à été testée pour la vidange de la voûte. On en aura bien pour 1h30 de vidange la semaine prochaine...

Tout est prêt pour la coloration aussi dans le puit de refoulement, suspens... c'est la première fois qu'un traçage est fait dans l'Aven d'Orgnac.

Comme on avait le temps, certains se sont même amusés a prendre des photos...
Vaisseau Fantôme dans les salles rouges à Orgnac (c) Vincent GERBER


Retour chez nous avec pleins de choses en tête, pleins de liste d'outils a prendre...

mercredi 5 novembre 2014

CR Sortie du 05-11-2014: Seconde Pompe

Comme l'année passée, Jean Paul de l'entreprise de pompage P.H.A. nous met a disposition une seconde pompe. Cette année nous partons sur une pompe a billes comme la notre  car celle a clapets avait des problemes a se refermer sur les boulettes d argile.

Celle-ci est jaune et de la marque VERSAMATIC. Nous lui avons mis des billes plus petites que les originales dans les clapets ce qui devrait aussi faciliter le passage des graviers comme sur la GRACO.

L'entreprise P.H.A. aura meme un role de soutien SAV en cas de defaillance ce qui nous enleve une grosse épine du pied concernant la gestion des pieces détachées potentiellement remplacable...

Un aller-retrour a Cavaillon avec Papi et Pierre en cette matinée de grisaille et hop la voila chargée et rapportée sur le chantier. Jean Paul nous rejoindra pour le second week end de pompage et nous donne quelques conseils.

(PHOTO A VENIR)

mercredi 29 octobre 2014

Réparations...

Notre pompe a été intégrallement désossée cet hiver par Vincent.
Intégrallement lubrifiée et surtout... REPAREE

5 Boulons d'arbre inox, venant d'Angleterre avec un pas à la noix difficile a trouver, ont été acheté
2 Membranes ont été achetées en Hollande...

Voila de quoi remettre en état notre pompe et la vis qui avait cassée.
Nous repartons donc avec du matériel quasi neuf afin d’éviter le moindre pépin...


jeudi 23 octobre 2014

Installation des capteurs

Le 29 mars, nous avons injecté de la fluorescéïne dans le GAFF, lorsque la nappe phréatique a atteint sa décrue. C'est peut-être pour cette raison que les sources de la Cèze sont resté négatives et que tout le colorant est sorti à au moins 3 endroits dans l'Ardèche.

Pour confirmer ce traçage, et afin de mieux définir les conditions ainsi que la limite des bassin-versant Ardèche/Cèze, nous allons bientôt injecter de la rhodamine dans les Salles Rouges à l'aven d'Orgnac.

Nous avons réorganisé les points de suivi: il n'y aura plus de fluorimètres, et certains points ne seront plus équipés car ils sont tombé à sec pendant le traçage précédent, ou simplement parce que nous avons déterminé qu'ils ne sont pas en connection avec le système étudié. Nous allons aussi échantillonner quelques autres actifs, afin de obtenir un peu plus d'infos sous d'autres contidions, notamment celles d'une nappe phréatique saturée qui atteint actuellement les 140m NGF. Cela veut dire que, malgré la pluie qui a tombé surtout ailleurs, sur Orgnac, la nappe des Salles Rouges n'est pas saturée encore comme au dernier pompage.

Mi octobre, Joël et Erik ont donc commencé à équiper les sources de nouveaux capteurs à charbon actif. Si vous les rencontrez, on vous prie de ne pas les toucher.



Notre parcours le long de l'Ardèche était très accidenté à cause de nombreux débris apporté par les crues de septembre et octobre et par cause d'un débit toujours considérable, mais ce fut une agréable balade qui

(photo: Joël Jolivet)

nous a permis de localiser avec précision quelques sources karstiques dont nous n'avions presque pas d'infos, et on en a profité pour prendre plein de mesures.

Observations et mesure de conductivité et de température;
prise d'échantillon d'eau karstique

Un très joli ancien dépôt de tempête qui se manifeste
maintenant en rocher joliment poli et plein de fossiles
(photo: Joël Jolivet)

samedi 15 mars 2014

Entretemps...

Les spéléos qui ont participé aux explorations hiver 2013-2014 à l'aven d'Orgnac-Issirac en parleront encore longtemps, et en rêvent déjà de la prochaine saison d'explos spéléologiques.

Ce n'est pas car on vous donne pas de nouvelles, que l'on s'est endormi...

Nos équipes ont aussi la tâche de rediger les compte-rendu, de trier photos, vidéos.
Nos topographes s'occupent du traitement des relevés topographiques et de la mise au net de leurs données afin de sortir une topo qu'ils doivent, en plus, raccorder aux données existantes et historiques.
Nos spéléos scientifiques sont en train d'approfondir leurs recherches basé sur ce que nous avons observé sous terre.
Et, enfin, dans les semaines qui viennent, nous devons rassembler ces résultats afin d'établir un premier rapport préliminaire pour le présenter au comité scientifique, au Grand Site de l'Aven et au Sivu des communes Orgnac et Issirac.

Nous vous tiendrons au courant...

mardi 18 février 2014

CR Sortie du 18-02-2014: Sortie de nettoyage

Présents à 12h00, tous sous terre: Pierre Gérault, Alain Papillard, Catherine Madeuf, Louis Berger, Michel Wienin, Emmanuël Zuber, Erik VdBroeck.

Le message: "Sortons le bordel !"

Après 2 semaines de repos, la vide-cave a repris le boulot. Comme toute sortie préparée a la va-vite, Pierre avait oublié le raccord en surface et fut bon pour un aller retour... On a rit jaune quand on à vu qu on avait pas de courant... vérif de toutes les connections le long de la salle Rouge par Papi...

Louis et Michel avant qu'on se
transforme en saucisse de glaise...

Enfin, une fois que Louis a détecté qu'une prise avait été débranchée à l'Armoire... La voûte mouillante était transformée en siphon avec 20cm au pied de la première échelle..., mais après une heure de pompage l'eau était descendue jusqu'au niveau de la bouillasse nous nous sommes régalé a nous retremper dans les 25cm de sirop et la fête pouvait commencer: récupérer tout ce qui se trouvait encore dans la Salle du Siphon et empiler proprement les barres d'acier et les planches pour minimiser le contact avec le sol. (ha ha avec 99% d humidité dans l'air ça ne fera pas grande différence...)

Pierre et Manu au siphon
Nous avons même fait un essai de faire descendre le niveau du siphon qui a baissé de 40 cm, qui était, comme on l'attendait, revenu à son niveau d'origine environ a mi hauteur des planches. Comme nous n'avions pas trois heures à patienter...nous avons vite arrêté. La chaine Humaine a commencé pour tout ressortir par la voute mouillante remonter un maximum vers le haut des Salles Rouges.
Les précédents avait fait un bon ménage mais il en restait encore...

Nous sommes sorti bien gras comme d'habitude... reste juste a déséquiper le forage. (ouf on arrive a la fin...)

Fin de l'action: 19h.


18h...

...19h !!


mardi 4 février 2014

CR Sortie des 1 et 2-02-2014: Petites histoires de Surface


Participants : Papi et Cat, Daniel, Jean Claude et Louis au service des spéléos du fond.

RÉDACTION: CATHERINE
10 jours pour se remettre de ces 36 heures quasi non stop, excusez-nous du peu… 

En surface, au local chauffé et aménagé la veille pour la circonstance, tout s’est passé comme sur des roulettes : Le génophone à portée de main grésille, d’abord pour vérifier la ligne, puis pour faire ouvrir l’eau, démarrer le compresseur, préparer des planches et des ferrailles, demander de chercher des joints et toute sorte de quincaillerie entreposée dans les caisses pleines à ras bord de Raph et de Pierrot. Ce drôle d’engin archaïque (sauvé d’une déchetterie de station de ski par Patricia) va faire des merveilles pour assurer la liaison indispensable entre le fond et la surface, encore faut il que les opérateurs en fassent autant : Catherine et Daniel se sont trouvés bien bêtes pour tenter de trouver « un raccord pompier en 2 pouces femelle ou un raccord femelle- femelle en 2 pouces » ou pire « une boîte de trous de goupilles de 12 »etc.etc.

Heureusement Louis et Papi,  plus au fait des pièces de bricolage en tous genres, sont venus  à la rescousse.
Les heures sont longues mais en même temps passent très vite : Beaucoup de monde aux changements d’équipes, il faut enregistrer les coordonnées, les numéros d’urgence, placer les fiches dans les tableaux muraux(EXporte-cartes postales sauvés des poubelles par Catherine), vérifier que chacun est à son poste ou ailleurs, mémoriser les visages des inconnus encore propres pour essayer de les reconnaître à leur sortie, noter les heures des entrants et des sortants (le pire sera de les convertir en temps, faute de ne pas l’avoir calculé au fur et à mesure). Parallèlement il faut essayer de ne  manger aucune consigne dictée par génophone, à relater à haute voix et à transcrire simultanément sur la main courante (elle demande d’être le plus précis possible pour éviter toute ambiguïté entre deux secrétaires et à la relecture).

Dans le même temps Jean Claude, roi de la convivialité spéléo, concocte le réchauffage des plats cuisinés au croondes et régale de saucisson ou de pâté maison les potentiels ou réels ventres creux, et c’est pas c’qui manque…Tout cela dans une ambiance bon enfant, sans compter les mises au courant des camarades de passage (Patricia et Ellaïs, Fabien et Maryse, Myriam), et de tous ceux qui sont venus avant leur tour au fond, repassés entre deux tours et revenus aux nouvelles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit (y compris avec le chien en prétextant aller le promener…) Qui dit nuit dit dodo mais là on s’est relayés, la salle hors sac servant de dortoir jusqu’à l’arrivée matinale de Stéphane pour le nettoyage des douches avant le briefing du groupe de touristes qu’il emmènera sous terre pour la journée.(c’est un mal pour un bien sinon Catherine dormirait encore…) Quant à Papi il n’en aura profité que de 20h15 à 21h30, réveillé en catastrophe pour des problèmes de pression d’air dont on ne trouvait la cause ni au fond ni en surface.
En plus de ces activités de suivi , il y a eu SAMEDI  la prise de contact avec les nouveaux : Si pour les spéléos venus prêter main forte l’accueil a été rapide et concis, il a fallu en revanche prendre le temps d’expliquer à Jean Paul (Mister Pompe) le fonctionnement du QG, les aspects techniques, l’informer de la progression du chantier et de ses aléas, puis l’équiper en véritable spéléologue au magasin de Stéphane avant de le faire descendre à la plateforme où l’attendait Pierre. Rebelote une heure plus tard pour Séverine (Miss Dauphiné), qui elle aussi va faire son baptême sous terre : Nicolas, de passage, se pique au jeu de l’interview et s’en sort comme un pro… Dans la NUIT quelques angoisses de n’avoir aucune nouvelle du fond, mais la petite équipe devant s’activer comme 10 ne devait pas être dérangée par nos appels. De toute façon en collant l’oreille à l’écouteur (au risque que quelqu’un d’en bas actionne le générateur en même temps et nous bousille le tympan), on les entendait au loin en pleine action. Pendant la nuit il y a eu aussi de très bons moments de partage entre Papi et Louis, intarissable en anecdotes et expériences spéléo de plusieurs décennies.

Quant au DIMANCHE, avec les croissants de Belu et son Dauphiné tout frais diffusant l’article de Séverine, les Xièmes cafés pour rester éveillés pendant que Jean Marie et Jean Pierre mitraillaient le local et nos tronches de zombies (+ celle de Belu venant de sortir et encore dans son jus photogénique) , nous apprenions la remontée de la  pompe noire pour entretien puis celui de la pompe bleue : s’en suivit un atelier mécanique devant le local où tout le monde, y compris les cinéastes mit la main à la pâte (par ex : Jean Pierre pour  rodage du piston à la main), sauf Daniel et Catherine scotchés à leur poste (par devoir plus que par incompétence ? ).

Après la sage décision de stopper l’opération il y eut encore 5 heures de QG . Suite au démontage de la ligne qui nous reliait à la mère Terre on se sentait presque désoeuvrés, inutiles, presque culpabilisés d’être contents que ça finisse et en même temps déçus d’avoir à différer le passage du siphon, tout ça à cause d’une pluviométrie hors du commun : Plus à courir fermer l’eau et l’air en urgence, plus à remplir de rouge le réservoir du compresseur, plus à faire démarrer l’ascenseur, plus de navettes à la plateforme, plus faire sécher la disqueuse…Y a plus qu’à tout ranger, regrouper les infos et aller dormir, enfin, à lâcher prise en rêvant à des jours meilleurs pour la suite de l’exploration.
Et si vous entendez dans l’Ardèche ou le Gard crier : « No Passaran », il ne s’agit pas du GASOIL au fond des Salles Rouges, soyez-en sûrs !!!

lundi 3 février 2014

CR Sortie des 1 et 2-02-2014: Weekend Pompage Numéro 2

Mince je me suis trompé de Film... ils ont copiés nos déguisements...

Première Session Samedi 8h00-16h00

Participants : Raph Benini, Pierre Gérault, Mickaël Leroy, Gael Episse, Christian Dumas, Vincent Alauzen, Matéo Benini, Stéphane Tocino, Patrick Serret, Laurent Noraz, Fred Chauvin, Nicolas Legrand, Jean-Paul Agard, Gilbert Chapard, Laurent Montagny, Philou, Marc Bodin,  Fabien Darne, Céline Hugonnard, Séverine Mizéra, Marilou, Mathilde, Rosana.
Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Louis Berger, Jean Claude Leroy, Daniel Saussine.
De Passage: Erik VDB, Myriam VDM.


RÉDACTION: PIERRE
De bon matin depuis 7h00 Fred, attend dans sa voiture en se demandant quand arrivent les organisateurs..., (la consigne était effectivement d'arriver 1h avant la prise de poste mais c est le seul qui l'a suivie...) Pierre sort de sa voiture à 7h10 et commence a voir les personnes apparaitre de plusieurs coté dans le noir pour rejoindre le QG. Pendant qu'il fait chauffer ses pâtes au fromage et mange ses céréales, Gaël arrive avec des croissant, et le papotage s'installe mais pas pour longtemps... Mattéo à peine arrivé fait sa mission de signalétique et Stéphane arrive ponctuel à 8h00 déjà équipé, il charge directement du matériel à descendre et part, dans la foulée. Papi et Cat étaient de corvée de Gasoil ce matin avant d'arriver... Mickael et Patrick descendent aussi pour vider la voute mouillante au plus vite avant que le reste de l'équipe ne débarque et ils installent le téléphone.

Laurent qui a testé le chantier la semaine passée s'est équipé de sa néoprène cette fois ci et il à la charge de la planche étalon... celle qui va nous dire la dimension maxi passant dans le passage le plus étroit.

Une fois l'info transmise depuis le fond, le reste de l'équipe se charge et descend un certain nombre de planches. Raphaël depuis son arrivée sur le chantier est concentré, son cerveau tricote et anticipe toujours avec un peu d'avance ce dont on va avoir besoin dans les 2 heures à venir.

Belu avait demandé 3 fois des test de communication de Talkie Walkie, du coup dans la bonne humeur chacun y va de son test à 15 secondes d'intervalle... L'ambiance rigolarde est au rendez-vous avec l'excitation.

Le pompage démarre assez rapidement avec Fred, Gael, Raph, Mickael qui sont dans le sirop jusqu’à la taille, pendant que l'autre moitié du groupe fait une chaine de sceaux pour vider les 25 cm de glaise liquide dans la voute mouillante.

Un round de visiteurs sympa arrive vers 11h30 avec Jean-Paul qui espère voir la pompe qu'il nous à prêté en fonctionnement (malheureusement, nous avons commencé avec la Geisha et Berthe reste de coté pour la journée car nous n'avons aucun probleme technique), Nicolas qui va probablement encore nous faire de jolies photos reporter, Vincent qui s'organise pour partager sa journée en 3 et arrive tout juste de la tuade avec une nouvelle invention, la crépine à venturi d'eau intégré...(Elle ne sera pas testée car le choix est fait de garder une solution que l'on a déjà testé et qui fonctionne).

De nombreux aller-retour sont fait dans les salles rouges pour acheminer des barres de fer, jambe de force télescopiques et des planches.
Un robinet qui se déconnecte permet a certains encore un peu sec de se mouiller aussi...bref les aléas classiques quoi...

Au QG le confort prend place, et les aménagement aussi, le micro-onde, une ou deux caisses de plats cuisinés et de pâté maison offerts par Jean Claude pour tenir le siège, un petit cubi de rouge...

L'arrivée de membres de l'équipe du Césame en début d’après midi, génère une petite rotation d’équipe eux aussi sont d'humeur Joviale et ils mettent aussi la main à la pâte, Marco et Phil sont dans la touille, le travail avance bien, le niveau descend, puis remonte pas mal puis redescend (environ 1.5m à 15h), la structure initiale d’étayage verticale est partiellement en place, mais elle s’avère être trop près de la paroi, il faut la démonter et la décaler de 30cm. L'étayage principal en terrasses du cône d’entrée deviens très sérieux et confortable.

Il y a déjà beaucoup de monde sous terre et nous avons de nouveaux visiteurs avec Séverine la journaliste du Dauphiné qui est accompagnée par Stéphane et une brochette de Jeunes Spéléo de la section du collège de Vallon. Elles se font quelques jolies glissades dans un tas d'argile liquide et apprennent la désobstruction à grande échelle a vitesse grand "V". Je crois avoir entendu plus d'éclat de rire que vu de barquette de glaise remonter mais elles s'amusent bien. Séverine va au cœur du sujet pour bien comprendre le chantier.

La fatigue se fait sentir, les changements de mandrin entre SDS et standard deviennent laborieux tant l'argile dissimule tout, les châtaignes en tenant la disqueuse sont parfois un peu trop forte pour que cela soit raisonnable...et elle apprend à voler avec Patrik...

En transférant 5 metres de mou au refoulement de 50mm d'une salle à l'autre, il se plie OUCH... grosse crainte mais cela reste assez faible et c'est géré sans casse ni pincement heureusement.

La relève arrive et elle est la bienvenue, nous ne voyons plus très clair et puis surtout nous avons besoin d'aller nous refaire des yeux pour la prochaine session a Minuit... 

Seconde Session Samedi 16h00-00h00

Participants : Erik Van den Broeck, Jean-Pierre Baudu, Catherine Baudu, Jean-Claude Duffaut, Patricia B, Stéphane Tocino.Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Louis Berger, Jean Claude Leroy, Daniel Saussine.

REDACTION: ERIK
La nouvelle équipe descend à 16h06. Après avoir pris les 6 panneaux de bois commandé par l'équipe de fond en place, ils arrivent à la salle du siphon vers 16h38. Il n'y a plus de CO2: 0.2% dans les salles Rouges et 0.8% devant le siphon.
La nouvelle équipe prend relais.
Vers 17h30 l'équipe sortante croise Stéphane qui redescend après plusieurs va-et-vient avec la presse et l'équipe des jeunes.
La pompe 'Geisha' noire va bien en n'enlevant plus la crépine et en diluant légèrement. A l'intervalle d'une tous les 2 minutes, on monte la casserole de gravier centimétrique. Le niveau descend lentement.

A partir de 19h15, on ne met plus d'eau car il y en a plein qui ressort du siphon assez violemment. On pense avoir libéré une barrière de sédiment qui faisait blocage ou qui a libéré une poche pleine d'eau.
Une heure plus tard, l'eau est descendue seulement de 50 cm et on croit que la pompe débite moins. Après vérification au refoulement, il y a toujours un torrent violent qui part dans le puits, ce qui confirme qu'il y a énormément d'eau qui arrive du bas du siphon. On voit les turbulences de ce qui se confirme être une voûte horizontale.

A 21h, on informe au téléphone que le niveau est de 20 cm en-dessous de cette voûte et que depuis une demie heure l'eau arrive avec force torrentielle d'en face de nous, emportant des fragments de bois et des petit galets. On n'arrive pas à regarder très loin, mais ça part à l'horizontal sur un lit de cailloutis.

A ce même moment de suspense, la 'Geisha' commence à refuser le service. Le démontage du collecteur de refoulement montre une bille coincée. Comme le niveau du siphon remonte de toute vitesse, on vérifie de visu que les billes de bas ne sont pas coincées, on referme et on redémarre...

...pas!! La pompe ne bouge plus, il n'y a pas de débit d'air bien que l'on ait purgé la ligne plusieurs fois. Le manomètre indique 0.3 bars seulement, il nous semble avoir un soucis de compresseur. On ressaye après avoir averti la surface, mais le compresseur tourne...
(plus tard, il s'avère que nous n'avons pas de manomètre en bas et que l'indication sur le régulateur est faussée)
On voit l'eau monter; Erik découvre que l'échappement d'air de la pompe a gelé dans tout le silencieux (Problème typique qui est déjà arrivé plusieurs fois après avoir pompé de gros volumes d'eau peu chargée!). On arrive à dégivrer en arrosant, on rebranche le silencieux et on redémarre...

...pendant même pas une minute !! Il semble cette fois ci que les boulons du bas de la pompe (qu'on n'a pas touchés) se sont dévissé spontanément et que la pompe n'aspire pas. (En fait nous n'avions pas mis de joint toriques en bas de notre pompe alors que nos nouveaux sièges acier le nécessitait) Tout fonctionnait bien avec le pompage de l'argile et sa viscosité mais avec de l'eau claire, l'étanchéité n'était plus préservée)
On décide de sortir du siphon la 'Geisha' noire pour la démonter et de mettre la 'Grosse Berthe' bleue, compte tenu du fait que l'eau est montée de 2 mètres dans le siphon!!
(en deux-heures et demie, un arrêt de pompage de pendant 1,5h donc l'eau est remonté de 1m30 par heure environ)
A 23h25, la Grosse Berthe a regagné 1 m en à peine une demie heure: elle fait bien son boulot et lors du contrôle au refoulement, celui-ci s'avère chargé à fond! Entretemps, on démonte la 'Geisha' et on remarque que le distributeur d'air avait gelé aussi. Après nettoyage et remontage, celle-ci reste en stand-by.

On atteint à nouveau le niveau de la voûte horizontale, mais pour dégager les cailloux qui deviennent de plus en plus gros, on est un peu limité en surface de travail avec les 40x60 cm dispos, et on commence à libérer la dernière marche afin de la reculer de 30cm. Ceci nous permettra de travailler plus confortablement pour approfondir le niveau et dégager devant la partie horizontale.

Vers 01h00 Raph et Pierre sont déjà descendus et l'équipe de l'après-midi remonte, mais Erik reste dans le siphon jusque 02h15 pour aider à reculer la dernière marche. Etrangement, l'eau a recomencée a remonter depuis l'arrivée de Raph.

Troisième Session Dimanche 00h00-8h00 

Participants : Quentin Berthiaud, Raph Benini, Gael Episse, Pierre Gérault. 
Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Louis Berger, Jean Claude Leroy, Daniel Saussine.

RÉDACTION PIERRE
Au rendez vous à minuit l’équipe est entre plusieurs état d'esprit, la suite de la journée pour certain ou le début d'une nouvelle. Pierre a dormi 2h, Quentin sort d'une soirée, Raph viens de fêter un anniversaire et Gaël était aussi de sortie...

Quentin qui avait bien repéré son matériel dans l'apres midi se retrouve devant la porte close du Local Gasp... mince alors. Du coup il sera habillé à la fortune du pot mais trouvera son bonheur.

5-10 minutes a discuter en surface avec les veilleurs de nuit, relecture de la main courante histoire d’être dans le bain avant de descendre... ho!ho! très intéressant tout ça, les précédents ont vu la voute... ça nous donne encore plus la pêche.

A notre arrivée on croise des sourires fatigués d'une équipe en fin de session qui n'est pas mécontente de passer le relais (Jean Pierre, Catherine, Patricia, Jean Claude..), pfiout pfiout ils s'eclipsent et ils ont bien raison d'aller se reposer, ils ont bien gazé. Petit bilan avec Erik pour le passage de relais. Avec Raph et Gael ils décallent les étais du puits pour agrandir l'espace vital, et Erik aussi nous laisse affronter les heures nocturnes pour aller étudier la position horizontale et se préparer pour la suite.

Nous ne nous doutons pas des difficultés que nous allons rencontrer... Au pompage, impossible d’arrêter la pompe car en 2 minutes le niveau remonte de 20 cm, ce n'est pas effrayant mais assez gênant car on ne peut rien faire. Après 1 heure nous faisons le choix de positionner la pompe de forage qui aura peut être plus de puissance pour évacuer cette eau claire qui ne cesse d'arriver. (c'est notre premier changement de pompe). Le flux d'eau se voit bien et fait des tourbillons avec l'argile en suspension. Raph reste 1 heure a porter la pompe dans ses bras puis il sature, petit coup de fatigue, Pierre prend le relais, mais franchement, nous arrivons à peine a contenir le flux. En 2 heures nous arrivons a descendre le niveau de 10 cm... Est ce que ce sont les fortes pluies de la journée qui ont un effet boeuf avec les infiltrations? ou une fameuse poche d'eau libérée, ou tout simplement la salle derrière qui est pleine... quelle galère...

Petite cerise sur le gateau, nous découvrons une autre arrivée d'eau dans la vasque. nous passons bien 15 minutes émerveillés devant ce petit champignon d'eau claire tel une source qui jaillit à l'opposé du départ supposé. C'est en soit totalement abérant et incompréhensible, la fatigue aidant nous sommes en admiration... Enfin cela ne dure qu'un temps car nous nous rendons compte que c'est finalement notre tuyau d'alimentation en eau qui s'est enfoncé 1 mètre sous l'argile et qui ouvert a plein régime nous offre ce spectacle de jeyzer. Nous en sommes quitte pour une bonne rigolade (ce n'est que le début).

Pourtant coté avancée nous sommes assez moroses, pas de descente du niveau, nous pensons même à finaliser un étayage propre le long de l'ancienne structure de bois qui est apparue sous l'eau pour laisser un chantier propre et arrêter. On est bien faible devant la puissance de l'eau...

Quentin qui ne connait pas le chantier apprend très vite ou sont les choses et surtout il apprend par cœur l'itinéraire menant du haut de la salle au pied du siphon, il a vraiment pas mal galopé mais quelle efficacité.

Le débit se calme et nous repassons à la "Geisha" qui pour nous est bien plus efficace que "la grosse Berthe", chaque équipe à sa marotte... à peine branchée elle fuit, par ou on ne sait pas mais l'air sort de partout. étrange... l'équipe précédente l'a pourtant remise en état.

C 'est aussi à ce moment que nous découvrons des galets de 4 cm coincés dans le conduit de refoulement qui genent le passage, grrr qu'est ce que cela fait là... nous tournons en permanence avec une crépine à 10mm cela reste un énigme. Re-changement de pompe pour remettre Berthe, qui ne va finalement tourner que 45 minutes environ pour caler à mi course. Un symptome que nous connaissons car c'est déja ce qui s'est passé lors de son premier test mais hors de question de démonter le distributeur sous terre.

Bon... pas joyeuse la nuit, 2 pompes HS. De l'eau a gogo, Raph et Gaël au charbon... ne rigolent pas vraiment mais ils sont efficace.

On remet la pompe de forage pour l'eau claire, on bricole comme on peut, la scie sauteuse ne ressemble a rien, le perfo se confondrait avec tous les perfo du monde sous sa couche de glaise, la nouvelle disqueuse elle aussi se défend férocement a coup de chataignes (une ardèchoise ça c'est certain...)
Nombreux fous rire de fatigue nous ne somme ni "gaillants" ni "vaillards" juste nazzzzz.

Avec la fatique nous avançons au ralenti, l'esprit embué, jusqu'au petit matin ou Quentin et Pierre décident de remonter la Geisha pour la remettre en état en surface. Coup de théatre, la voute mouillante est remontée et nous emprisonne, il faut la pomper elle aussi pour sortir de la salle. Les 8 metres de passage étroit sont un calvaire a passer avec la fatique et la pompe fait des roulé-boulé pour avancer dans l'argile, Gaël et Raph s'activent encore pour faire un étayage béton au siphon.

A la sortie de la voute OUPS.... mais euh.... qui pris la claie de portage... arghhh, l'horizon de nous voir porter pompe a deux sur toute la longueur des salles rouge nous fait pouffer de rire une fois encore... Oh 20kg ca pourrait étre gérable si il n'y avait la fatique, la couche d'argile qui colle et glisse à la fois. Bricolage de fortune avec les bretelles d'un Kit qui traine et nous croisons 50 mètres après l’équipe de relève qui porte sur son dos des claies de portage... ah... soulagement ultime. (enfin presque car 20kg sur un dos ça reste lourd sous terre! pour nous en tout cas...) Patrick, Rémy, Lionel, Yannis, Jérome, sont les bienvenu et en pleine forme eux. Il nous donnent un coup de main.

Yannis a pris un joli vol plané sur l'argile avec sa planche et commence la journée avec une balafre...

Une fois chargés sur le dos, une chose prime, sous terre sans pompe l'équipe neuve ne pourra rien faire, il faut absolument remonter vite vite pour la remise en état. Ce sera fait assez rapidement.

Raph et Gaël restent encore et encore jusqu'a la fin de la matinée pour aider cette nouvelle équipe qui ne connait pas le chantier et parfaire un étayage viable pour tenir un an (on perçoit que l'on de passera pas cette fois ci).

Quatrième Session Dimanche 08h00-16h00

participants : Patricia Batesti, Rémy Helck, Mickaël Leroy, Jérôme Loire, Lionel Rias, Yannis Rung, Patrick Serret.Équipe Surface (et ravitaillement): Catherine Madeuf, Alain Papillard, Louis Berger, Jean Claude Leroy, Daniel Saussine.équipe vidéo : Jean-Marie Chauvet, Jean-Pierre Giangiordano

RÉDACTION: MICKAEL
Dimanche matin 8h00, l'équipe de jour se prépare en surface. La nuit s'est mal déroulée à cause de pompes capricieuses. A 8H15, Pierre et Quentin quittent le fond après avoir vidé la voûte mouillante. Ils remontent avec eux la pompe noire pour révision, la bleue prenant elle aussi le chemin de la sortie. A 8h30 Patrick, Jérôme, Yannis, Lionel et Rémy s'engouffrent sous terre pour relayer l'équipe de nuit, et en profitent pour descendre quelques panneaux de coffrage supplémentaire. Ils seront rejoint 20min plus tard par Patricia. En surface, après un réveil difficile, Cat relève Louis. Vers 10h00, Jean-Marie et Jean-Pierre arrivent pour faire quelques images du QG en surface. A 10h30, la pompe bleue est sortie pour être nettoyée et révisée. Elle ne retournera plus au fond. De son côté la noire est prête pour reprendre le boulot. Elle est descendue à la passerelle, où Rémy et Lionel la récupère pour l 'acheminer au siphon. Au siphon justement, faute de pompe, on améliore et renforce l'étayage et on maintient le niveau d'eau le plus bas possible à l'aide de la pompe de forage. 
L'équipe de nouveaux venus ne connaissait pas le chantier mais ils ont vite trouvé leur utilité et été super efficace.

Dans la matinée, Mickaël tournait en rond chez lui en pensant aux copains sous terre et s'est décidé à venir voir ce qu'il se passait...Cela s’avérera être une excellente idée... Vers 11h30, il descend et arrive au siphon en même temps que la pompe. Pas une minute n'est perdue, l'équipe s'active autours du siphon et à 12h15, la pompe et de nouveau opérationnelle. L'air est envoyé et les hostilités reprennent de plus belle. A 13h en surface, Pierre après une nuit mouvementée part roupiller un peu à la salle hors-sacs tandis que Raph rentre chez lui pour un repos bien mérité.
...mais bor..l qui a coupé l'air ? Personne ! ! ! !


Au fond le pompage se passe à merveille. Le niveau baisse rapidement et le passage horizontal se dévoile à nous. La zone est moins argileuse, il y a beaucoup de graviers mais la noire les avale goulûment. On sort de nombreux vestiges de l'ancien pompage vieux de 24 ans, sceaux, planches... La voûte est maintenant dégagée sur une quarantaine de centimètres, encore deux ou trois mètres à l'horizontal et on y est ! Ça commence à sentir bon, on coupe une planche supplémentaire pour coffrer l'épaisseur descendue et pendant qu'on la glisse dans les cornières, la pompe s'arrête brusquement ??? 

Il y a bien de l'air dans le tuyau, pas de problème de ce côté là. Il est 14h20 et on décide de démonter les clapets du haut de la pompe, en se disant que c'est juste un colmatage des membranes. Et là, c'est le drame, l'arbre des membranes est cassé. ET MERDE !!! On comprend vite que ça sera pas pour cette année ! Tout ce travail et cette énergie réduit à néant par une tige filetée de 10mm qui a cassée, si prés du but ! Elle est pourtant neuve cette sal***rie de pompe ! 

Au QG en entendant l'appel donnant la sentence, on a la tête froide et on demande aux équipiers de sortir tout le matériel... Dure nouvelle à entendre d'autant qu'il faudrait être 15 personnes pour tout sortir... 

Une formidable énergie a été mise en branle pour mettre au propre le chantier...ce n'est pas la partie la plus fun d'un projet que de faire place nette à la fin mais la synchronisation de tout le monde pour faire des allées / venues est magique et sans aucun ronchonage... BRAVO A VOUS.

On plie boutique en laissant dans la salle du siphon que ce qui ne craint rien jusqu'à l'an prochain. Le reste sera acheminé de l'autre côté de la voûte mouillante. Sur les coups de 16h00, tout le monde est dehors en ayant sorti un maximum de matériel. Heureusement Erik et Guido arrivent en renfort et finissent de sortir le reste du matériel. Ils sortiront finalement à 18h00. Le reste de la soirée sera consacré au tri, nettoyage au jet et rangement de tout notre attirail (et faut dire qu'il y en avait!). A 20h00, tout est en ordre, QG rangé, ascenseur nettoyé... et on a plus qu'a se dire à la saison prochaine pour remettre ça.

Le siphon a peut être gagné cette bataille, mais il n'a pas gagné la guerre ! 

On l'aura un jour, on l'aura...

Temps passé sous terre ET QG: 786h